Communiqué LA DERNIERE INTERVIEW
-Dans le cadre de la Carte blanche à C. Boskowitz-
Conception et mise en scène Catherine Boskowitz
Projet sur un plateau
Avec Dieudonné Niangouna, auteur et acteur
Création sonore Benoist Bouvot
Création lumière Laurent Vergnaud
Il s'agit d'une variation sur une interview (réelle) que Jean Genet a donnée à Nigel Williams pour la BBC à Londres pendant l'été 1985.
Lors de ce face à face avec Nigel Williams, Jean Genet, comme à son habitude, déroge à la règle en inversant les rôles : il devient l'interviewer en même temps que l'interviewé. En meneur de jeu, il écrit oralement sa propre interview.... questionnant sans cesse la fonction de celui qui interroge et de celui qui répond...
Ce dialogue est un étrange moment de théâtre où Genet devient lui-même personnage - ou personnageS - de sa propre vie, de son oeuvre.
IL JOUE.
Si Dieudonné Niangouna s’inscrit dans ce dialogue, le dialogue imaginaire entre les deux auteurs prendra naissance sur le plateau entre performance théâtrale et installation visuelle et sonore.
Casser l'ordre, ne pas entrer dans la norme, rester irrécupérable, même par les causes qu'il aura défendues, comme la cause palestinienne ou celle de l'indépendance de l'Algérie, voilà ce qui ressort de cette Dernière interview de celui qui affirmait : « Ma démarche à la société est oblique. »
Une démarche oblique, issue sans doute de sa révolte profonde contre l'ordre établi, mais aussi de cette exigence de perfection qui, derrière la provocation et le scandale, le porte à une sorte de vénération de l'écriture, à travers la recherche de la beauté et de la puissance du mot.
C’est l’endroit où Dieudonné Niangouna rencontre Jean Genet.
Et c'est cela que je me propose de mettre en scène.
Catherine Boskowitz
Dieudonné Niangouna est comédien, auteur, metteur en scène et directeur du festival de théâtre Mantsina sur scène à Brazzaville, sa ville natale.
Son théâtre naît et vit dans les rues, en dehors des théâtres détruits par la guerre.
Né en 1976, il grandit au rythme des guerres qui ont ébranlé son pays tout au long des années 1990. En 1997, avec son frère Criss, il créé la compagnie Les Bruits de la rue et ils inventent alors le « big ! boum ! bah ! », une pratique de jeu théâtral à la hauteur de ce qu’ils vivent au quotidien « Je me suis servi de cette force et de cette violence pour inventer un style de jeu qui soit à la hauteur de la situation. »
Avec sa compagnie, il signe les textes et les mises en scène de Big! Boum! Bah!, d’après Nouvelle Terre de Weré Wéré Liking (2000), Carré Blanc, (2001), Intérieur-Extérieur (2003), Banc de touche (2006), Attitude Clando (écrit en résidence à la Maison des Auteurs puis créé au Festival d’Avignon 2007, repris ensuite aux 24es Francophonies en Limousin, puis en tournée africaine) et Les Inepties Volantes (créé au Festival d’Avignon 2009).
Il met en scène et joue Dans la solitude des champs de coton de Bernard-Marie Koltès, présenté en France, en Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale fin 2006.
En 2005, Dieudonné a fait partie des quatre auteurs de théâtre d’Afrique présentés en lecture à la Comédie Française (Vieux Colombier).
Ses textes publiés sont Capitaine 10, Carré-Blanc suivi de Pisser n’est pas jouer (éditions Interlignes, Cameroun, 2004), Banc de Touche (éditions Corsare, Italie, 2006) et Dors Antigone (éditions Nzé, Paris, 2007).
Deux recueils de textes ont été publiés en 2009 aux éditions carnets-livres : Souvenirs des années de guerre, qui contient Les Inepties volantes, Trace, et Attitude Clando.
Une édition de Attitude Clando et Les Inepties volantes est par ailleurs en préparation aux Solitaires intempestifs.
Après avoir présenté une lecture des Inepties volantes à Limoges en 2008, accompagné par l’accordéoniste Pascal Contet, il crée le spectacle au festival d’Avignon en juillet 2009 (au Cloître des Célestins), suivi d’une tournée en France et en Afrique.
Catherine Boskowitz
Metteure en scène, directrice de la compagnie abc et fondatrice du Collectif 12 à Mantes la Jolie.
En 1985, elle crée la compagnie abc au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers (CDN).
Avec sa compagnie, elle monte des textes d’auteurs contemporains, tels Mishima, Yves Reynaud, Eduardo Manet, Jean-Pierre Renault, Sélim Nassib, Eugène Durif, Eric Da Silva... et plus récemment dans le cadre du Collectif 12, Jean Genet et Ahmadou Kourouma, Armand Gatti.
Dès l’origine, elle met aussi en scène des écritures collectives et dirige ensuite avec des écrivains, des ateliers d’écriture et de création où se croisent professionnels et habitants des villes et des régions où elle conduit des résidences d’artistes. Elle travaille aussi en prison avec des détenus.
Son travail consiste, en France ou à l’étranger, à mont(r)er la société urbaine contemporaine dans ses moments de rupture et de mutation.
Missionnée par la revue Cassandre et par la Grande Halle de la Villette, elle fait un voyage d’étude « Théâtre et sociétés en mutation », de septembre 96 à avril 97, au Congo, en Afrique du Sud, en Israël, en Palestine et au Liban où elle rencontre nombre d’artistes avec lesquels elle débute un dialogue qui se poursuivra jusque maintenant.
De retour en France en 1998, elle crée le Collectif 12, en réunissant des artistes du théâtre, de la danse, des arts plastiques et de l’audiovisuel. Le but est la mise en commun de leurs expériences et la conception d’un dispositif de création, mais aussi de production, d’animation et de diffusion artistiques qui s'inscrive au cœur de la ville de Mantes-la-Jolie, dans une ancienne entreprise de bâtiment : la Friche A. Malraux.
Elle codirige le Collectif 12 jusqu’en 2008.
Elle participe aussi activement, au groupe d’appui constitué par le cabinet du Secrétaire d’Etat Michel Duffour, autour du rapport Lextrait sur « Les nouveaux territoires de l’Art ».
Parallèlement, elle mène, en Afrique et au Moyen-Orient des projets de créations avec des artistes libanais, syriens, jordaniens, camerounais et congolais.
Elle y dirige aussi plusieurs stages de formation à la mise en scène.
Avec le Collectif Shams du Liban, elle fonde la Cellule Internationale de Recherche et de Création permettant à des artistes du monde arabe et des artistes français de travailler ensemble sur plusieurs projets de scénographies, de films, d’expositions et de créations théâtrales.
Dans ce cadre et à partir du texte Quatre heures à Chatila de Jean Genet, elle met en scène le spectacle Danser sur les morts.
Elle met en scène Allah n’est pas obligé adapté et interprété par le comédien congolais Marcel Mankita d’après le roman d’Ahmadou Kourouma.
Le spectacle tourne beaucoup en France et en Afrique centrale.
Au Collectif 12, puis en tournée en France, elle met en scène Bérénice de Jean Racine.
Elle dirige aussi au Cameroun avec la compagnie Feugham (Kouam Tawa) un Atelier de recherche théâtrale sur la pièce Les 7 possibilités du train 713 d’Armand Gatti.
Actuellement elle dirige en Haïti, plusieurs sessions de formation pour les metteurs en scène.
Elle met en scène Marcel Mankita dans le one man show Mildiou !
Elle prépare pour 2010 la mise en scène du texte Samantha à Kinshasa de Marie Louise Mumbu.
Avec Dieudonné Niangouna , elle travaille sur La dernière interview de Jean Genet.
Contact Sylvie Boskowitz
Chargée de production et de diffusion de la Compagnie abc
Tel : 06 74 34 51 20
cieabc@gmail.com
jean genet
catherine boskowitz
dieudonné nianguna
Infos pratiques LA DERNIERE INTERVIEW
Confluences
190, bd de Charonne 75020 Paris
M° Alexandre Dumas ou Philippe Auguste (ligne 2)
RESERVATIONS ET RENSEIGNEMENTS
Par téléphone:
tél : 01 40 24 16 46
Par mail:
resa@confluences.net
Sur Internet:
www.fnac.com
www.theatreonline.com
www.ticketnet.fr
www.billetreduc.com
TARIFS SPECTACLES
Plein tarif: 13€
Tarif réduit: 10€ (adhérents - chômeurs - intermittents - étudiants)
Tarif groupe (à partir de 10 personnes): 7€
Scolaires : 5€
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